Les fractures de fatigue du pied
Le pied concentre un tiers des fractures de fatigue du coureur et la course à pied en est le principal sport pourvoyeur. Pour autant, course, pied et fracture ne forment pas forcément un trio indissociable, à condition de veiller à quelques règles simples. Notre équilibre osseux est sous la dépendance de deux types de cellules : les ostéoblastes, qui fabriquent de l’os, et les ostéoclastes, qui le détruisent. Mais ces deux actions ne sont pas simultanées : les ostéoclastes, qui sont stimulés par un effort mécanique, créent des microfissures qui seront ensuite comblées par les ostéoblastes. Entre ces deux phases de destruction-construction qui se chevauchent existe une période de fragilité osseuse maximale qui nous conduit à introduire la notion de fracture par insuffisance osseuse temporaire. Par ailleurs, on ne saurait parler de l’os sans son environnement immédiat qu’est le muscle. Les muscles sont de véritables haubans pour le squelette, qui engainent les os longs et participent à rendre cet ensemble beaucoup plus résistant.
