Comme un gamin
La grisaille du temps fait place à une superbe arrière-saison, une heure de plus ou de moins, nous ne savons plus trop. Le changement d’horaire nous perturbe, la fatigue guette, le moral vacille : la coupure semble nécessaire. Le corps doit soigner ses petits bobos : le tendon qui titille, la cheville douloureuse, le dos qui dit aïe et la tête qui doute –« Ne serait-ce plus de mon âge ? Suis-je trop vieux ? » Le manque est réel, la balance oscille entre ce corps fatigué qui réclame du repos et l’envie obsessionnelle de courir coûte que coûte. La solution est de s’occuper l’esprit, de donner du temps au temps, ce temps contre lequel nous luttons à longueur d’année à coups de minutes, de secondes. Notre égoïsme remisé au placard avec nos chaussures de course, sachons apprécier ce temps libre, regarder autour de nous et nous occuper des autres… Assis sur un tabouret face à un placard, je range et…
