La grosse polémique
Il aura suffi d’un mannequin de plastique obèse dans une boutique Nike pour qu’une de mes consœurs britanniques soit au bord de l’infarctus. Vraiment ? « Elle traîne sa graisse. Elle n’est pas prête pour courir. Elle ne peut pas courir. Elle est plutôt prédiabétique et sur le point de recevoir une prothèse à la hanche ! » Tanya Gold, journaliste pour le Telegraph, a trouvé sa nouvelle victime : le mannequin aux formes plus que généreuses de la boutique Nike d’Oxford Street, à Londres. Le but, pour la marque, est de présenter sa collection « plus-size », qui s’adresse donc aux coureuses portant plus de kilos (pardon, de livres) que la moyenne.Tanya, c’est à toi que je m’adresse ici. Nous ne nous connaissons pas, tu es peut-être une femme formidable, généreuse, ouverte d’esprit, et j’ai même la faiblesse de penser que, avec ces quelques lignes, tu es persuadée d’aider les personnes obèses. Le problème, Tanya, c’est que tu te trompes. La bonne nouvelle, c’est que le mannequin ne t’a sans doute…
