Le geste parfait : Se relâcher en courant
Quel que soit votre niveau, votre objectif est le même que celui des plus éminents champions : courir de manière la plus économe. L’une des clés réside dans le relâchement. Epaules crispées, visage grimaçant, poings serrés, poitrine contractée… Les signes d’un manque cruel de relâchement sont aussi variés que les profils de coureurs. A cause des progrès matériels (chaussures plus légères, amortis optimisés, vêtements techniques…) et des conseils d’entraînement pléthoriques, nous avons tendance à oublier que le relâchement fait partie intégrante de la performance. Un soupçon de physiologie Rappelons que la foulée se caractérise par deux phases : l’appui, composé de l’amortissement, du soutien et de la poussée, et la suspension pendant laquelle le coureur n’a plus aucun point de contact avec le sol. C’est pendant cette deuxième phase aérienne que le coureur a intérêt à être le plus relâché possible. Par ailleurs, améliorer l’économie de course implique de réduire au strict minimum la consommation d’énergie par les muscles qui n’interviennent pas directement…
