Athènes 2004… par procuration…
Dominique évoque ses rêves d’olympisme… Les siens, de 80 et 96, mais aussi ceux qu’il nourrit à travers les performances de l’étonnante Corinne Raux. Mes premiers souvenirs ou images de jeux olympiques viennent de petites figurines métalliques auxquelles il fallait tordre des pattes pour les faire tenir debout. Elles représentaient les meilleurs athlètes français et on les trouvait dans les boîtes du Banania matinal. Nous sommes en 1968, Mexico se profile dans quelques mois et le collège ferme plus tôt que prévu suite aux événements de mai. Les Besson, Dupureur, Pani, Piquemal, Bambuck… trônaient ainsi tel des soldats de plombs sur mon étagère. Le saut de Beamon à 8,90 m, la folle remontée de Colette Besson coiffant sur la ligne l’anglaise Lilian Board (non, non, je ne révise pas), les poings gantés de noir levés sur le podium par les sprinters américains contestataires Smith et Carlos, marqueront le gamin que j’étais mais qui, à aucun moment, n’aurait imaginé qu’un jour il puisse…
