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Êtes-vous prêt à courir un premier marathon ?

Par La Rédaction , le 14 janvier 2023 - 2 minutes de lecture
Êtes-vous prêt à courir un premier marathon ?

La décision de courir 42,195km ne devrait jamais être prise à la légère. Au-delà des clichés et mythes (souvent erronés) qui s’attachent à la distance marathon, c’est un épisode de vie important qui se décline lors de la phase d’entraînement et jusqu’au jour J.  Alors, êtes-vous prêt à courir un premier marathon ?

Premier marathon : en avez-vous vraiment envie ?

Admettons donc que vous ayez décidé de franchir le pas, que vous ayez, après mûre réflexion ou sous le coup d’une impulsion ou d’un coup de colère, validé votre inscription. Le marathon est désormais devant vous. Quelque part, il a déjà commencé. Dans quelques mois, quelques semaines, vous serez sur la ligne de départ. Boule à l’estomac, envie d’en découdre, l’index sur le chrono, l’esprit habité de ces mille choses qui font votre vie et votre désir de dépassement. Visages aimés, êtres chers disparus, désir de revanche, besoin extrême d’évasion : vous êtes tout ça et plus encore. Vous êtes un coureur. Vous êtes un coureur endurant. Peu importe le temps qu’il vous faudra pour aller au terme des 42,195km. Cette distance, vous devrez la parcourir. En avez-vous vraiment envie ?

Un premier marathon est toujours une expérience à part. Probable que ce marathon prenne une place privilégiée dans votre panthéon intime, votre chemin de vie. Il y a les marathoniens et puis il y a les autres. Vouloir devenir marathonien est un acte fort. Vous réaliserez lors des mois de préparation qui précèdent le jour J que le marathon implique davantage que les jambes et les poumons. Il forge le caractère, il déplace le sens de certaines priorités, il donne un autre sens à l’existence. Mais, pour aller au bout de l’aventure, et bien vivre cette aventure, il faut le vouloir vraiment, le désirer de toutes ses forces. Alors, ce marathon, en avez-vous vraiment envie ?

Êtes-vous prêt à courir un premier marathon ?
Êtes-vous prêt à courir un premier marathon ?

Avez-vous coché toutes les cases ?

C’est presque une évidence, mais ça va mieux en l’écrivant. De trop nombreux coureurs – dès le premier footing de 45 minutes achevé – s’interrogent sur leur capacité à courir un marathon. Ils ont tort ! Vouloir boucler 42,195km sans la moindre expérience du running en compétition revient à ambitionner d’escalader le Mont-Blanc en espadrilles un jour d’orage…

Il est nécessaire d’en passer par une pratique régulière et progressive de la course à pied avant d’envisager de tenter l’aventure. Trois semestres minimum d’une pratique régulière (trois séances hebdomadaires ou plus) sont nécessaires. Vous devez donc prendre le temps de valider les acquis sur 10km puis sur semi-marathon. Pas une fois, mais plusieurs. Et, en enregistrant, à chaque fois, les progrès accomplis. Il est nécessaire – une autre évidence – que le corps s’habitue à l’effort et que le cerveau gère de mieux en mieux les exigences du dossard épinglé sur la poitrine.

Le conseil : boucler un semi-marathon au terme d’une première année de pratique régulière du running est déjà un formidable challenge. L’objectif marathon doit venir plus tard…

Premier marathon : labeur et régularité 

La préparation à un marathon est toujours un voyage. Hors de soi, mais aussi et surtout en soi. Arriver fin prêt – si possible dans la meilleure forme physique de sa vie – sur la ligne de départ est généralement le gage d’un marathon correctement maîtrisé. Ne jamais oublier que le coureur ne récite le jour d’une compétition que ce qui a été appris à l’entraînement. Rien ne peut être inventé le jour J qui ait été construit avec méthode et minutie lors de la préparation.

Il faut certes apprendre à décliner des efforts de plus en plus longs (via les très précieuses sorties longues) et de plus en plus intense (via les séances de fractionné). Mais, il faut tout autant entreprendre le travail d’introspection qui permet de mieux cerner les points à améliorer et surtout la nature des progrès à accomplir. Le coureur est toujours seul lors d’un marathon. Des centaines et même des milliers de concurrents évoluent à ses côtés, mais c’est seul qu’il doit gérer son effort, seul qu’il doit trouver en lui l’énergie et la motivation nécessaires pour aller au terme des 42,195km. Et, cela aussi s’apprend à l’entraînement !

Le conseil : prendre le temps de tenir un carnet d’entraînement et écrire le quotidien de la préparation. Sans omettre, au-delà des données objectives (kilométrage, allure moyenne…), le ressenti, le niveau de fatigue, les éventuelles baisses de forme et de motivation. Le futur marathonien doit être capable de corriger sans cesse sa copie s’il exige trop de son corps.

Résilience et obstination

Êtes-vous prêt à courir un premier marathon ?
Êtes-vous prêt à courir un premier marathon ?

Ce ne sera pas facile (autant s’en convaincre). Ce sera même compliqué (plus encore que prévu et qu’annoncé). La distance marathon – parfois galvaudé par celles et ceux qui n’y ont jamais tâté – reste la valeur étalon d’une certaine conception de l’endurance. Pour être prêt à courir (et parfois marcher un peu…) durant 42,195km, il faut avoir validé deux points essentiels :

  • . L’allure cible qui sera adoptée durant les deux premiers tiers de la course (après, on fait généralement comme l’on peut, avec les réserves disponibles et les moyens du jour).
  • . La stratégie de ravitaillement qui sera adoptée – principalement la nature des gels d’effort et la quantité de tubes avalés).

Ces deux points sont évidemment à peaufiner au fil de la phase d’entraînement générale puis spécifique. Particulièrement lors des séances longues lorsque l’organisme doit être mis en situation (presque) similaire à celle du jour J.

Autres points qui seront ensuite essentiels – et qui peuvent être aussi « répétés » à l’entraînement

  • . L’étude de la topographie d’un parcours afin d’anticiper les sections qui peuvent être plus difficiles à appréhender.
  • . La météo afin de savoir comment se vêtir – ce qui s’avère être prépondérant un jour de marathon.

Au final, le futur marathonien – particulièrement s’il aborde les 42,195km pour la première fois – doit faire preuve de résilience et d’obstination. Soigner les temps forts (l’entraînement running) mais aussi les temps faibles (qualité du sommeil et de l’alimentation, bonne gestion d’impondérables professionnels et familiaux). Il est logique, presque sain, de traverser des moments d’incertitude, voire de découragement lors des mois qui précède le jour J. Personne, pas même les athlètes confirmés, n’y échappe. C’est dans la capacité à faire preuve d’humilité, mais surtout de persévérance que l’on se prépare le plus efficacement à courir un premier marathon.

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